Bell Canada et le gouvernement de la Saskatchewan annonçaient en début de semaine avoir conclu une entente visant à élargir l’infrastructure du réseau d’IA tissé de Bell en Saskatchewan. L’entente prévoit le développement progressif d’une capacité supplémentaire pouvant atteindre 900 mégawatts. Le projet, qui ouvre la voie à la création d’une infrastructure d’IA d’une puissance de 1,2 gigawatt, constituerait le plus important investissement en capital de l’histoire de la Saskatchewan.
Un investissement majeur
L’investissement en capital associé à ce projet, qui inclut l’infrastructure des centres de données, les capacités de calcul des clients et la production d’énergie connexe, pourrait dépasser 50 milliards de dollars. En outre, il générerait de 800 à 1 200 emplois dans les domaines de la construction, de l’ingénierie et des services techniques, et créerait jusqu’à 600 postes permanents liés à l’exploitation et à la gestion. Indirectement, ce sont jusqu’à 3 000 emplois hors site et locaux supplémentaires qui pourraient être créés.
Selon Mirko Bibic, président et chef de la direction de BCE et Bell Canada, « la prochaine vague de croissance économique du Canada reposera sur des infrastructures canadiennes. En ouvrant la voie à une capacité d’IA de 1,2 gigawatt en Saskatchewan, le réseau d’IA tissé de Bell offrira aux gouvernements, aux entreprises, aux chercheurs et aux innovateurs les assises sécurisées et souveraines dont ils ont besoin pour déployer l’IA à grande échelle et se démarquer à l’international. L’infrastructure d’IA est une infrastructure essentielle et nous sommes fiers de développer la capacité de calcul supplémentaire nécessaire pour propulser l’avenir économique du Canada ».
« Cet investissement historique générera des milliers de bons emplois et ouvrira de nouvelles perspectives pour les gens de la Saskatchewan », a pour sa part déclaré Scott Moe, premier ministre de la Saskatchewan. « Il contribuera aussi à renforcer la souveraineté numérique du Canada en veillant à ce que les données canadiennes soient conservées ici même, hébergées par une entreprise canadienne et protégées en vertu des lois canadiennes. Quand les données demeurent au pays, ce sont les Canadiens qui établissent les règles et qui gardent le contrôle. »
Accueil favorable à Ottawa
Du côté du gouvernement canadien, la nouvelle est bien accueillie. Evan Solomon, ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, a déclaré dans un communiqué : « L’intelligence artificielle transforme l’économie mondiale, et ce sont les pays qui en construisent l’infrastructure qui façonneront l’avenir. Le Canada possède l’énergie, le talent et l’ambition pour se démarquer. Nous établissons une capacité d’IA souveraine ici, au pays, pour que la main-d’œuvre, les entreprises et la communauté de recherche puissent saisir les occasions qu’offre l’IA, le tout grâce à une infrastructure régie par les lois canadiennes et construite dans l’intérêt canadien. »
Quant à la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, elle précise que « cet investissement montre que le Canada peut attirer de grands projets, créer des emplois de haute qualité et faire concurrence dans les secteurs qui définiront l’avenir. Notre gouvernement s’attache à attirer les investissements au pays et à veiller à ce que la main-d’œuvre et les entreprises canadiennes en tirent parti ».
